CIRCUIT 2


 

3,5 kms - 1:30 heure ( Circuit en Jaune )

Du rocher du Serpent à celui du Lion via le mur de l'Atlantique, en se souvenant de Jacqueline, Bleuenn et Joséphine


Rocher du Serpent - Rocher du Lion 

"Roch ar Sarpant- Crampou"

Rendez-vous au parking de l’ancien camping de Tréompan, celui qui est au plus proche de la dune : à hauteur des panneaux d’information positionnez-vous face à la mer et prenez le chemin de gauche qui va vous mener jusqu’au chemin côtier. 


Le chemin côtier est celui qui borde la dune, il est exclusivement réservé aux piétons (à certains endroits il ne supporterait pas le poids d’un cheval par exemple). Une fois que vous êtes suffisamment en hauteur et que vous apercevez la mer vous découvrez dans le paysage, de droite à gauche : l’ilêt de CROS en forme de motte de beurre d’où son surnom (cf circuit 1), à la pointe le rocher du Lion, à mi-étape de notre parcours, puis, derrière, l’Ile CARN et son cairn, et au large, le phare de Corn Carhai qui permet de situer l’échouage du pétrolier Amoco Cadiz. 

Vous marchez depuis 500 m : cet endroit de la dune est très particulier. En effet, quand les vents forts viennent du large, en se heurtant à la dune ils créent une colonne d’air sur 200 m environ. La pratique du « paradune » ou de l’aéromodélisme (autorisation nécessaire) devient alors possible.

Après 700m de marche sur le sentier côtier, nous passons devant cette grande bâtisse intrigante, rose, imposante, face à la grande plage de Tréompan. Dans les années 30, M. PONTOIS se trouvait sur cette plage, devant cette maison, quand des cris de joie attirèrent son attention ainsi que celle de « toute la plage ». Une jeune femme à la peau noire, se baignait dans les vagues en y prenant un grand plaisir manifesté par ces cris de joie, de bonheur … Elle n’était autre que Joséphine BAKER (information vérifiée) qui avait été invitée à passer quelques jours dans cette maison par son propriétaire, Bernard NATAN. Ce dernier est un personnage essentiel dans l’histoire du cinéma français (un DVD consacre son histoire). Il fit construire ce grand pavillon en 1931. Denoncé calomnieusement à l’occupant, ce juif Polonais mourut en déportation au camp d’ Auschwitz. 

Vous marchez depuis 500 m : cet endroit de la dune est très particulier. En effet, quand les vents forts viennent du large, en se heurtant à la dune ils créent une colonne d’air sur 200 m environ. La pratique du « paradune » ou de l’aéromodélisme (autorisation nécessaire) devient alors possible. 


Poursuivons notre marche sur le sentier pour 250 m encore: une petite descente... puis un petit pont en bois que nous traversons pour rejoindre un petit parking sablé. Sur notre droite, immédiatement après les panneaux d'information, un chemin de sable donne accès à la plage de Tréompan. De là rejoignons le rocher du Lion (photo ci-contre) : nous avons 2 possibilités pour monter sur le chemin côtier qui y mène : soit nous choisissons de passer par la cale de béton plutôt sur notre gauche  (et immédiatement à droite de cette cale se trouve le rocher du Crapaud du haut duquel les enfants adorent plonger à marée haute), c'est le chemin le plus accessible. L'autre possibilité est l’escalier du petit port, sur la toute petite plage, dite autrefois 'Plage Fortin' (quasiment en face, les petits bateaux à fond plat qui y sont adossés permettent de la repérer). A ce propos, au début du XX° siècle, on pouvait distinguer 3 « plages » à Tréompan : celle située vers Penn Ar Pont – entre le rocher du Serpent et la pointe – que se « réservaient » les locaux avec pour avantage de pouvoir se protéger du vent d’un côté ou de l’autre, la grande plage balayée par les vents pour les « touristes », et la toute petite dont nous venons de parler, plutôt réservée aux notables. 


Cette époque-là est révolue et tout en marchant nous arrivons au rocher du Lion, aussi appelé il n'y a pas si longtemps "Crampou" pour une magnifique découverte et si nous le souhaitons un moment d’apaisement et de pensées libres. Un banc de bois est dédié à Jacqueline: asseyons-nous sur ce banc pour contempler le paysage … les cendres de Jacqueline ont été dispersées en mer devant nous et cette femme a tant marqué les esprits que sa famille y a installé ce banc : : au tout début des années 1960, Jacqueline sauva la vie d’une toute petite fille qui avait avalé sa médaille de baptême… cette petite fille, aujourd’hui correspondante de presse, en parle avec beaucoup d’émotion, comparable avec celle que ressent un monsieur qui y vient à scooter tous les jours avec son petit chien entre les jambes. Cet homme, c’est Augusto et il saura vous dire mieux que personne que Jacqueline était une femme formidable qui habitait une grande maison donnant sur la plage, celle où Joséphine séjourna … Il est temps de penser à Bleuenn, fillette de 11 ans à qui est dédié le mémorial au pied du banc. Les cendres de Bleuenn ont été dispersées aussi à cet endroit après que la maladie l’eut emportée … à l’endroit où elle faisait «ses plus beaux sourires». Maintenant que nous savons, nous pouvons avoir une pensée plus juste, plus douce…. Le mémorial de Bleuenn est notamment enjolivé de décorations à l’époque de Noël par une promeneuse des dunes … tout cela est très touchant et invite au respect.

Empruntons désormais notre trajet retour vers notre point de départ en traversant la plage jusqu’au rocher du Serpent ou "Roch ar Sarpant". Nous allons repasser devant ces bunkers, vestiges de la seconde guerre mondiale, qui ne défigurent pas le paysage puisqu’ils sont des traces de notre Histoire … d’ailleurs il n’est pas exclu d’en profiter pour y prendre des photographies artistiques! Ces éléments de béton étaient partie prenante (tout comme d’autres sous vos pieds au rocher du Lion par exemple) du MUR DE L’ATLANTIQUE, composé de vrais murs (visibles à Kerdéniel ou encore à Trémazan face au port de Portsall) et de bunkers construits par les Allemands pour prévenir un éventuel débarquement des forces alliées, lequel aura lieu en Normandie. Juste au-dessus de ces bunkers, vous regarderez à nouveau la maison Natan où l’Etat-Major responsable de la construction de ce fameux mur était installé : il reste sur les portes des chambres de l’étage de la maison des numéros permettant d’attribuer les lieux aux officiers. A part ces numéros et la peinture verte des murs du salon du rez-de-chaussée, il n’y a plus aucune trace de cette occupation. Les matériels destinés à la construction de ce mur de l’Atlantique étaient entreposés sur l’actuelle place du Général de Gaulle à Ploudalmézeau … un clin d’oeil à notre Histoire! Progressivement nous arrivons au rocher du Serpent et à une cinquantaine de mètres avant le rocher un escalier en bois nous permet de remonter sur la dune et de rejoindre notre point de départ. Prenons le temps de monter sur le rocher du Serpent avant de repartir : la vue y est magnifique …!